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LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO - Le député France insoumise de la Somme a piqué un vif coup de sang à l'Assemblée en défendant la proposition de loi d'un député LR du Lot en faveur du handicap.«Vous les Marcheurs, aucun, aucun amendement! Vous êtes 300 et aucun amendement.Vous n'avez même pas participé aux échanges.Vous vous êtes contentés, en groupe et en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre; de lever la main en cadence comme des Playmobil! J'espère que le pays ne vous le pardonnera pas».François Ruffin, député de la France insoumise de la Somme, a poussé un coup de gueule jeudi soir, à l'Assemblée, lorsqu'il a défendu une proposition de loi en faveur du handicap initialement portée par Aurélien Pradié, député LR de la Somme.Cet amendement visait à soutenir les auxiliaires de vie scolaire (AVS) et les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) en créant un statut unique.Pour les deux parlementaires, si ces missions sont à la fois mal rémunérées et précaires, un soutien de l'État favoriserait «l'inclusion des élèves en situation de handicap».Ruffin a souligné le fait que cette proposition émanait d'un «collègue» de droite .«Mais moi, je m'en fiche qu'il soit de droite, du centre, du sud, de l'est, de l'ouest.peu importe! Notre collègue Aurélien Pradié propose d'élever un peu leur statut.»Le parlementaire a également rappelé que plusieurs groupes s'étaient emparés de cette question contrairement aux membres de la majorité qui n'ont déposé «aucun» amendement.«Nous avons, nous les Insoumis mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les Républicains, nous avons déposé des tas d'amendements en commission.»En soulignant la difficulté de faire passer des amendements, Ruffin reprend une critique régulièrement exprimée, notamment à droite.Cette fois, les LR ont vu «une trahison» dans le rejet de ce texte par 70 voix contre 54, avant même l'examen de ses articles.Pour sa part, le député de droite Pradié a défendu son projet en jugeant que «personne» ne pouvait «décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l'urgence est ailleurs».Il a également rappelé que le nombre d'élèves en situation de handicap avait plus que triplé en douze ans, passant de 100.000 jeunes en 2006 à 340.000 en 2018.La réponse du gouvernement est venue du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, soutenu par la secrétaire d'État aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel.Selon les ministres, des mesures ont déjà été prises et une concertation aura lieu fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).«Vous n'avez pas honte? Honte de votre paresse? Honte de votre sectarisme?», a protesté François Ruffin.Il a accusé la majorité parlementaire de n'avoir formulé «aucune» proposition de loi pour améliorer la situation de professionnels concernés et promis de publier les noms des députés Marcheurs qui ont voté contre le projet de loi de la droite.«Ce vote 

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